Un chemin vers soi : les différentes dimensions de l'accompagnement
Prendre soin de sa maison intérieure et apprendre à s'écouter
Nous n’avons pas ou peu appris à le faire.
Nous savons tous et toutes ce que signifie entretenir une maison, mais nous prenons rarement le temps de nous occuper de notre espace intérieur.
Nous avons davantage appris à nous adapter qu’à nous écouter.
Nous sommes pris dans des modalités qui souvent nous épuisent sans parvenir à faire autrement ni identifier nos réels besoins.
Cela nécessite du temps, de l’attention et souvent un espace dédié et un.e accompagnant.e pour retrouver le chemin vers soi.
Prendre soin de ses blessures et cheminer vers la guérison
Quelle que soit notre histoire de vie, nous portons tous et toutes en nous des blessures.
Blessures de manque ou de trop, d’abandon ou de rejet, de trahison ou d'incompréhension, d’esseulement ou d’envahissement, de peur, de honte … et bien entendu de violences et maltraitances pour certain.es d’entre nous.
Nous ne sommes pas responsables de tout ce que nous avons subi, mais nous pouvons, à notre rythme, apprendre à prendre soin de ce qui reste douloureux, à cicatriser autant que possible et à nous construire avec notre histoire plutôt que contre elle. Il est parfois utile d’être accompagné.e pour cela. La création offre notamment un espace pour donner forme à ce qui nous traverse, parfois sans avoir besoin de le comprendre ou de le mettre immédiatement en mots. Elle permet d'approcher certaines expériences autrement, avec sensibilité et à son propre rythme
(ce travail intérieur est dissocié de tout travail nécessaire de restauration des victimes et de réparation liée à la justice le cas échéant).
Se connaître, reconnaître ses mécanismes et retrouver plus de liberté
Nos blessures ont créé des réactions naturelles et utiles de protection vis à vis de l’extérieur. Il est précieux d’identifier quels sont nos principaux mécanismes de défenses. Nous connaître, c’est nous interroger sur notre vision du monde et identifier nos façons de réagir. Devenir davantage lucide pour sortir du mode automatique.
Nous avons plusieurs voix qui correspondent à différentes facettes de notre monde intérieur. Il est utile d’apprendre à identifier qui parle en nous : la part de nous qui veut avancer, celle qui a peur, celle qui cherche à faire plaisir, celle qui veut tout contrôler ou celle qui aspire à davantage de liberté ... Repérer nos principaux personnages, les mécanismes récurrents, les moments où ils prennent le premier rôle et les conflits intérieurs que cela génère permet petit à petit de sortir de nos réactions habituelles et d'expérimenter de nouvelles façons d’agir et d’interagir.
Clarifier son intention et Cultiver son attention
À mesure que nous apprenons à mieux nous connaître, à prendre soin de nos blessures et à reconnaître nos différents fonctionnements, nous pouvons sentir plus clairement nos besoins et laisser revenir un élan de vie.
C’est alors possible de poser une intention claire.
Le travail de l’intention s’associe au travail de l’attention car notre esprit a sans cesse tendance à vagabonder et se dissocier du reste de notre expérience. Pour que notre intention s'incarne, elle nécessite notre attention.
Se relier au vivant et à plus grand que soi
La vie est plus grande que nous et nous ne sommes pas à l'origine de nous-mêmes. Malgré toutes nos connaissances, elle demeure un mystère. Nous sommes éphémères sous cette forme, et le sens de notre existence ne nous est jamais entièrement donné. Ces constats peuvent nous peser ou, au contraire, nous alléger. Ils nous invitent à déplacer notre regard, au-delà de notre histoire personnelle, et à retrouver un sentiment de reliance au vivant. Cette dimension psycho-spirituelle ouvre un espace où nous pouvons nous sentir appartenir à quelque chose de plus vaste que nous-mêmes.
